La méditation de pleine conscience et la thérapie cognitivo-comportementale présentent un profil coût-efficacité plus avantageux qu’une prise en charge classique des lombalgies chroniques. Les femmes avec un déficit en fer peuvent être traitées par une substitution orale en fer prise un jour sur deux afin d’améliorer la tolérance. Les fumeurs de 4 ou moins cigarettes par jour ont un risque d’événement cardiovasculaire et cérébrovasculaire élevé. Les antidépresseurs sont tous efficaces en cas d’état dépressif sévère. Les dérivés du cannabis n’ont pas d’effet antalgique significatif et n’améliorent pas la qualité de vie des personnes avec douleurs neuropathiques. L’entraînement cognitif est efficace en cas de déficit cognitif léger. L’hypertension artérielle peut être contrôlée par des protocoles médico-délégués. La nitrofurantoïne est l’antibiotique de choix en cas de cystite non compliquée.
Depuis plusieurs décennies, les services d’urgences des centres hospitaliers des pays industrialisés doivent faire face aux défis que représente un groupe de patients responsables d’un nombre disproportionné de consultations aux urgences : les « grands consommateurs des services d’urgences ». Bien que ne représentant qu’une minorité de l’ensemble des patients des services d’urgences, leur prise en charge peut s’avérer être souvent complexe, voire difficile, en lien avec leur vulnérabilité sur le plan de la santé, souvent aggravée par un contexte psychosocial précaire. La prise en charge de ces patients, selon une approche de type case management, peut favoriser le développement d’une prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée, tout en intégrant ces derniers dans le processus d’aide et de soutien (empowerment).
En Suisse, une personne sur cent présente une limitation importante ou complète de l’ouïe, alors que 13 % de la population est malentendante. La littérature révèle de fortes inégalités de santé entre populations entendante et sourde et malentendante (détresse psychologique, santé sexuelle, maladies chroniques, accès aux messages de prévention, etc.). Une réalité largement méconnue : les personnes dites sourdes forment une véritable communauté, au bénéfice d’un système de communication complet et partageant un ensemble de normes et de valeurs culturelles. La difficulté d’accès aux soins pour cette population commande la mise en place, pour l’heure balbutiante, d’adaptations au sein du monde socio-sanitaire permettant une communication efficiente et une prise en charge adéquate.
Depuis quatre décennies, la recherche épidémiologique a mis en évidence la nécessité de considérer les déterminants sociaux et la distribution sociale des maladies dans la population suisse, en particulier en fonction du genre. Le genre influence la situation sociale, les conditions et les parcours de vie et les comportements en matière de santé qui influencent ensemble la santé. Malgré ces acquis, les politiques et stratégies nationales de santé tendent à considérer le genre comme un facteur de second plan, voire à omettre totalement son influence sur la santé. La politique Santé2020 et les stratégies nationales spécifiques récentes en témoignent tout particulièrement. Or, exclure ou réduire le genre à un facteur biologique entrave la mise en place d’interventions spécifiques visant la réduction des inégalités de santé au nom du principe de justice sociale.
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